Introduction |
INTRO
Cette exposition consacrée à la sculpture actuelle et à la diversité de ses pratiques et approches réunit onze artistes de la scène française et européenne : Élisabeth Ballet, Christian Boltanski, Richard Deacon, Hans-Peter Feldmann, Ann Veronica Janssens, Jannis Kounellis, Claude Lévêque, Jean-Luc Moulène, Tania Mouraud, Orlan, Kees Visser.
À cette occasion, chacun d’eux présente une œuvre en résonance avec le musée, ses collections et ses espaces, dans le lieu de son choix. Sculptures, installations, films, photographies et peintures investissent l’ensemble des salles ainsi que le jardin. Les œuvres, conçues dans leur quasi-totalité pour cette exposition, se confrontent ou dialoguent avec les sculptures de Bourdelle ou avec l’architecture.
Première carte blanche collective, « En mai, fais ce qu’il te plaît ! » poursuit le cycle initié en 2004 d’expositions dédiées à la création contemporaine au musée Bourdelle.
This exhibition devoted to current sculpture and the diversity of its practices and approaches brings together eleven artists from France and the broader European scene: Élisabeth Ballet, Christian Boltanski, Richard Deacon, Hans-Peter Feldmann, Ann Veronica Janssens, Jannis Kounellis, Claude Lévêque, Jean-Luc Moulène, Tania Mouraud, Orlan and Kees Visser. Each of them has chosen a particular spot to present work attuned to the museum, its collection and its spaces. Thus we find sculptures, installations, film, photographs and painting both indoors and in the garden. Mostly created specifically for this exhibition, the works confront and dialogue with either Bourdelle’s sculptures or the building itself.
As our first “collective” carte blanche show, “En mai, fais ce qu’il te plaît!” continues the Musée Bourdelle contemporary art cycle begun in 2004.
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Christian Boltanski |
Christian Boltanski
Sous les arcades donnant sur le jardin, Christian Boltanski, dont l’œuvre s’emploie à faire resurgir le souvenir d’une mémoire individuelle et collective, ouvre la promenade avec Questions, une installation d’une dizaine de chaises d’occasion dépareillées en bois. Par leur entremise, il adresse au visiteur, lorsque celui-ci s’assied, une question existentielle. Le jardin retrouve à travers ce dispositif sa vocation première et les sculptures imposantes de Bourdelle acquièrent une dimension plus humaine.
Under the arcades running parallel to the garden Christian Boltanski, whose work focuses on reactivating individual and collective memory, leads into the exhibition with Questions, an installation comprising ten secondhand, non-matching wooden chairs. When the visitor takes a seat, the artist confronts him or her with an existential question. This process restores the garden’s original purpose at the same time as Bourdelle’s imposing sculptures take on a more human scale.
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Questions, 2010, Installation
10 chaises d’occasion dépareillées en bois, bande-son. Courtesy de l’artiste et galerie Marian Goodman, Paris/New York. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Orlan |
Orlan
Dans le Hall des plâtres, trois sculptures de drapés d’Orlan, VERSIONS ÉLABORÉES SANS MOULE/HALL DES PLÂTRES MUSÉE BOURDELLE 2010, SUPER PALLADIUM, SUPER OR, SUPER WHITE, de la série DIFFÉRENCE(S) ET RÉPÉTITION(S), blanc, or et argent, dominent la rotonde. Inspirés de l’art baroque, ces volumes aux contours identiques, conjuguant robe et forme abstraite, opposent leur légèreté au hiératisme et à la pesanteur des sculptures monumentales environnantes. Ces œuvres s’inscrivent dans la thématique du corps, du sacré et de la féminité que l’artiste développe depuis les années 1980.
Hall DES PLÂTRES, VERSIONS ÉLABORÉES SANS MOULE/HALL DES PLÂTRES MUSÉE BOURDELLE 2010, SUPER PALLADIUM, SUPER OR, SUPER WHITE, belonging to the DIFFÉRENCE(S) ET RÉPÉTITION(S) series, three sculptures by Orlan dominate the rotunda. Of Baroque inspiration, these identical interminglings of dress-like and abstract forms — a logical extension of the exploration of the body, the sacred and the feminine which the artist has been pursuing since the 1980s — challenge with their lightness the hieratical solemnity of the monumental pieces around them.
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DIFFÉRENCE(S) ET RÉPÉTITION(S), VERSIONS ÉLABORÉES SANS MOULE/HALL DES PLÂTRES MUSÉE BOURDELLE 2010, SUPER WHITE, 2009, SUPER PALLADIUM, 2010, SUPER OR, 2009. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Jean-Luc Moulène |
Jean-Luc Moulène
La salle jouxtant le Hall des plâtres est entièrement dédiée à Jean-Luc Moulène qui s’approprie des bronzes de Bourdelle. Les Fruits (Noyaux) donne une version renouvelée du Fruit, plus conforme aux canons de la beauté féminine en faveur aujourd’hui et Dos résulte de l’assemblage de quatre dos empruntés à des modèles — féminin ou masculin — présentant des postures diverses. À ces pièces s’ajoutent deux œuvres énigmatiques aux contours incertains, en résine, dont l’une, Bitess Biressi Bic, a été réalisée à partir de la forme d’un corset orthopédique, un nu photographique et deux peintures exécutées au crayon Bic. Jean-Luc Moulène réaffirme une pratique de la sculpture qui investit le corps comme objet d’expérimentation.
The room next door has been entirely taken over by Jean-Luc Moulène for his appropriation of Bourdelle’s bronzes: Les Fruits (Noyaux) is an update of Le Fruit more in line with today’s canons of female beauty; and the four backs making up the sculpture Dos (“Backs”) are taken from male and female models in a variety of postures. They are accompanied by two enigmatic, nebulously shaped works in resin, one of which, Bitess Biressi Bic, combines the outline of a surgical corset, a photograph of a nude and two images executed with a Bic ballpoint. Here Moulène reaffirms an approach to sculpture which uses the body as an experimental subject.
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Manuel Joseph nu, Paris, 4 juillet 2006. Dos, Paris mai 2010. Les fruits (noyaux), Paris, mai 2010. Bites Biressi Bic, Paris, juillet 2009. Monochrome vert Bic, Paris, octobre 2009. N Trous Outremer Rose, Paris, mai 2009. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
N Trous Outremer Rose, Paris, mai 2009. Bichrome rouge bleu Bic, Paris, octobre 2009. Les fruits (noyaux), Paris, mai 2010. Bites Biressi Bic, Paris, juillet 2009. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Élisabeth Ballet |
Élisabeth Ballet
Sur la terrasse du musée occupée par la frise du Théâtre des Champs-Élysées inspirée des élans et des attitudes de la danseuse Isadora Duncan, incarnation de la danse pour Bourdelle, Élisabeth Ballet a installé Flying Colors. Composée de tubes d’aluminium laqué, la sculpture reprend le dessin des lignes de force des bas-reliefs qu’il traduit en masses dynamiques de couleur jaune et rouge. Amorçant un envol au-delà de la rambarde à l’aplomb du jardin, la sculpture incite le visiteur à apprécier le réel environnant.
The museum terrace is occupied by the frieze from the Théâtre des Champs-Élysées, inspired by the movements and poses of Isadora Duncane, the embodiment of the dance for Bourdelle. It is here that Élisabeth Ballet has placed her sculpture Flying Colors, whose lacquered aluminium tubes transform the lines of force of the frieze’s bas-reliefs into dynamic masses of yellow and red. Thrusting beyond the terrace railing above the garden, this piece summons the visitor to a fresh appraisal of the real world around him.
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Flying Colors, 2010. Collection de l’artiste. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Hans-Peter Feldmann |
Hans-Peter Feldmann
Hans-Peter Feldmann s’immisce dans l’un des anciens ateliers ouvrant sur le jardin avec une réduction en plâtre peint de David, la célèbre sculpture de Michel-Ange, référence sensible dans les œuvres de jeunesse de Bourdelle, qu’il réinterprète avec humour. Cette sculpture côtoie trois Flowerpictures, photographies de roses et de liliums démesurés aux couleurs acidulées. L’artiste puise ses poncifs dans les images du quotidien véhiculées à travers les magazines pour les détourner et questionner l’acte artistique.
In one of the former studios giving onto the garden Hans-Peter Feldmann offers a scaled down, painted plaster version of Michelangelo’s celebrated David: a witty reinterpretation of a work that clearly influenced the young Bourdelle, accompanied here by three Flowerpictures, outsize, vividly coloured photographs of roses and lilies. This artist challenges the act of making art by tweaking clichéd images lifted from magazines.
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Flowerpicture #13, Courtesy de l’artiste et galerie Martine Aboucaya, Paris. David, 2006, galerie Martine Aboucaya, Paris. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
Flowerpicture #11, Flowerpicture #12, Flowerpicture #13 © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Jannis Kounellis |
Jannis Kounellis
Sans titre, une suite de piédestaux en aluminium supportant chacun un ballot de tissu noir, enfermant du charbon, accueille le visiteur à l’entrée des salles en enfilade. Jannis Kounellis, un des représentants majeurs de l’arte povera, appartient à cette génération d’artistes qui, à la fin des années 1960, a délaissé les pratiques traditionnelles pour développer un langage nouveau recourant notamment à des matériaux pauvres. La configuration sévère, la répétition, l’opposition d’une structure rigide et d’une forme organique, d’une matière inerte et d’un matériau naturel, la prédilection pour la couleur noire caractérisent l’œuvre puissamment évocatrice de cet artiste.
Untitled, a series of aluminium pedestals each topped by a bundle of black cloth wrapped around a quantity of coal, greets the visitor at the entry to the succession of adjoining rooms. One of the leading representatives of arte povera, Jannis Kounellis belongs to the generation of artists who, in the late 1960s, abandoned traditional practices in favour of a new language notably emphasising makeshift materials. His powerfully evocative œuvre is characterised by austerity of configuration, repetition, a predilection for black, and the clash between rigid structure and organic form and between inert and natural materials.
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Sans titre, 2003. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Ann Veronica Janssens |
Ann Veronica Janssens
Ann Veronica Janssens présente au fond de ces salles une projection de lumière pulsée, blanche. Sans titre (Martin, Mac 2000 Performance) invite le spectateur à une expérience sensorielle où il perçoit des figures géométriques floues qui se colorent par effet de persistance rétinienne ou qui, plongées dans un halo, semblent se diffuser hors de l’écran. Cette dématérialisation de l’œuvre par la lumière liée à une grande économie de moyens l’inscrit dans l’héritage de l’art minimal et conceptuel.
At the far end of these rooms Ann Veronica Janssens offers a projection of pulsing white light. Sans titre (Martin, Mac 2000 Performance) invites the viewer to share a sensory experience in which blurred geometrical figures are coloured by the effect of retinal persistence or plunged into a halo that seems to diffuse them beyond the screen. This pairing of dematerialisation by light and a marked economy of means is very much in the Minimalist and Conceptualist traditions.
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Sans titre (Martin, Mac 2000 Performance), 2009. Courtesy galerie Air de Paris. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Kees Visser |
Kees Visser
Kees Visser, dont le travail se fonde depuis une vingtaine d’années sur une méthode rigoureuse déterminant les combinaisons de formes et de couleurs, a choisi le grand mur de la salle Portzamparc en raison de son éclairage zénithal. Il a réalisé deux peintures monumentales de forme rectangulaire biaisée, 1–33 et 1–64, accrochées en diptyque à distance du mur. Ces à-plats de couleur monochrome exécutés sur papier contrecollé sur aluminium se présentent comme des œuvres tridimensionnelles que l’architecture du lieu contraint à découvrir en deux temps : depuis le passage, en vision partielle, et dans leur proximité immédiate, en vision rapprochée.
Kees Visser, who for the last twenty years has been working with a method enabling rigorous determination of shapes and colours, opted for the Portzamparc room because of its overhead lighting. At some distance from its largest wall he has placed the distorted rectangles of the monumental diptych formed by the paintings 1–33 and 1–64. Mounted on aluminium, these flat monochromes on paper come across as three-dimensional works which the architecture of the space obliges us to discover in two steps: partially, from the passageway; and fully, in close-up.
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I-33, 2010. Courtesy galerie Poggi, Bertoux associés, Paris. © Kees Visser. Photo : André Morin. |
I-64, 2010. Courtesy galerie Poggi, Bertoux associés, Paris. © Kees Visser. Photo : André Morin. |
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Richard Deacon |
Richard Deacon
Richard Deacon, l’une des figures majeures de la « Nouvelle sculpture anglaise » qui a émergé dans les années 1980, investit cet espace avec deux sculptures. More Free Assembly, constituée de sept éléments pleins en céramique ornée de taches de couleurs dont l’agencement évoque une ligne brisée, se déploie au sol et Two By Two, en inox et acier galvanisé dresse ses polyèdres assemblés dont les faces évidées en reprennent les figures géométriques. L’apparente précarité de leur équilibre, la présence de la couleur et la sobriété toute minimale de leur vocabulaire se confrontent aux études et fragments des deux monuments commémoratifs de Bourdelle.
One of the major figures of the “New English Sculpture”, Richard Deacon began to make his presence felt in the 1980s. Here he shows two works: More Free Assembly, seven solid ceramic sections embellished with patches of colour and arranged in a broken line on the floor; and Two By Two, an assemblage of upright stainless and galvanised steel polyhedra whose hollowed-out surfaces reproduce their geometrical forms. Their seemingly precarious equilibrium, the use of colour and the pared-down sobriety of the vocabulary present an interesting contrast with the studies and fragments of Bourdelle’s two commemorative monuments.
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Two By Two, 2010. Courtesy de l’artiste et galerie Thaddaeus Ropac, Paris/Salzbourg. © Richard Deacon. Photo : André Morin. |
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More Free Assembly, 2009. Courtesy de l’artiste et galerie Thaddaeus Ropac, Paris/Salzbourg. © Richard Deacon. Photo : André Morin. |
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Tania Mouraud |
Tania Mouraud
Plus loin, Tania Mouraud présente Face to Face, une installation vidéo dont elle a réalisé images, bande-son et montage. Elle a filmé la plus importante casse d’Europe près de Duisbourg et en a enregistré les bruits. Les gigantesques grues et pinces se saisissent de carcasses d’appareils ménagers, de bureaux, de voitures… acheminés par des wagons pour les trier, les empiler, les concasser en vue de leur recyclage. Cette puissance de destruction perceptible à travers ce mur d’images défilant suscite chez le spectateur une angoisse diffuse et une interrogation sur le devenir de l’espèce. Cette œuvre engagée s’inscrit dans la série des vidéos commencée il y a une dizaine d’années.
Further along is Face to Face, a video installation whose images, soundtrack and editing are all the work of Tania Mouraud. Turning her camera on Europe’s biggest scrapyard, near Duisburg, she also recorded the noise of the jaws of gigantic cranes sorting and crushing the carcasses of wagonloads of household appliances, desks, cars, etc., to prepare them for recycling. Filtered through a moving wall of images, all this destructive power generates a diffuse anxiety in a viewer driven to speculate about the future of our species. This socially committed work is part of a series of videos begun ten years ago.
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Face to Face, 2009. Courtesy galerie Dominique Fiat, Paris. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Claude Lévêque |
CLAUDE LÉVÊQUE
Claude Lévêque entraîne le visiteur à la découverte de L’Ile au trésor dans le sous-sol abritant les moules à pièces utilisés autrefois pour la fabrication des bronzes et des plâtres de fondeurs. Dans une semi-obscurité froide, colorée et ponctuée de sons inquiétants, le visiteur déambule parmi les travées où sont rangés les moules, tels des cercueils, et où surgissent, mis en lumière, des fragments de sculpture. Empruntant au monde du spectacle ses moyens techniques et puisant dans la mémoire de l’enfance, l’artiste métamorphose les lieux qu’il appréhende et les investit de ses fictions sensibles, oniriques et troublantes.
In the basement, among the piece moulds once used by metal-founders for making plaster casts and bronzes, Claude Lévêque leads the visitor to his Ile au trésor. In a chilly semi-darkness punctuated by disquieting noises, you move through bays where the moulds are laid out like coffins, with lit-up fragments of sculpture dotted here and there. Combining technical borrowings from the world of entertainment with memories of his own childhood, the artist transforms his chosen venue, filling it with keen, troublingly dreamlike fictions.
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L’Île au trésor, 2010. Courtesy de l’artiste et galerie Kamel Mennour, Paris. © Adagp, Paris 2010. Photo : André Morin. |
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Informations |
Informations
Musée Bourdelle
18, rue Antoine Bourdelle
75015 Paris
T.: 01 49 54 73 73
www.bourdelle.paris.fr |
ACCÈS
Métro : Montparnasse-Bienvenüe
sortie 2 (ligne 4, 6, 12,13)
ou Falguière (ligne 12)
Bus : 28, 58, 91, 92, 94, 95, 96
HORAIRES D’OUVERTURE
Du mardi au dimanche de 10h à 18h
Fermeture le lundi et les jours fériés
TARIFS DE L’EXPOSITION
Plein tarif : 7 €
Tarif réduit : 5 €
Demi-tarif : 3,50 €
Gratuit pour les moins de 14 ans. |
PUBLIC TRANSPORT
Métro : Montparnasse-Bienvenüe
(ligne 4, 6, 12,13)
Bus : 28, 58, 91, 92, 94, 95, 96
OPENING HOURS
Tuesday — Sunday, 10 am — 6 pm
ADMISSION
Full rate: 7 €
Concessions: 5 €
Half price: 3,50 €
Direction artistique : Gilles Beaujard
Conception graphique et réalisation : montag |
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